Je suis un fainéant. Ou pas.

J’ai passé toute ma première vie à me faire traiter de fainéant. Par ma mère, par mes professeurs à l’école, au conservatoire, et par la suite par certains de mes collègues. J’entendais : « ça va, mais tu pourrais faire tellement mieux si tu travaillais un peu plus ! » Et ce, en dépit de résultats scolaires puis professionnels corrects. Le fait est que le job a toujours été fait. Que malgré ce dégoût profond pour la pression qu’on m’infligeait, ces projections de valeurs qui n’étaient pas les miennes, j’ai accompli ce qu’on attendait de moi.

Pendant les 28 ans de ma courte vie j’ai été monteur, cadreur, réalisateur, producteur, commentateur e-sportif, journaliste (Consoles +, paix à ton âme), écrivain, photographe sur un malentendu, et j’ai même bossé sur des chantiers à la fin de mon adolescence. J’ai fait un tour de France en 125 et traversé la France à pied. J’ai voyagé en France, en Suisse, en Belgique, en Inde, en Pologne, en Allemagne, en Italie, aux Pays-bas, aux Etat-Unis, en Espagne. Aujourd’hui, je suis dans le projet TERA, et je participe à quelques chantiers participatifs du Sud-Ouest. Je suis en train de devenir animateur du jeu du Tao,  et je m’apprête à faire une formation de payculteur (de paysan du 21eme siècle, quoi). Dans le futur, je serai peut-être chaman, charpentier, ostéopathe, et qu’en sais-je encore.

Est-ce que cet accumulation d’actes et d’occupations définit à elle seule ce que je suis ?

Certainement pas.

Est-ce que cette accumulation m’a apporté le bonheur ?

Non.  

Partant de ce constat, je laisse aujourd’hui le soin aux super productifs et aux super occupés (je ne parle pas des gens investis en conscience dans leur passion) de se ruiner la vie dans l’illusion du bonheur qu’est la suractivité. Je ne me définis plus uniquement par ce que je fais ou ne fais pas, mais surtout par ce que je suis.

Et parce que j’ai toujours travaillé « peu » (en temps administratif), parce que je ne suis pas partisan d’être toujours en train de faire quelque chose, et parce que j’ai besoin de (beaucoup de) temps pour moi, je (comme de nombreuses personnes de ma génération) suis un « fainéant ». En tout cas je le suis aux yeux de certaines personnes qui ont une idée bien précise de ce qui est bon pour la jeunesse, ou de ce qu’elle « doit » faire. Sans parler des caisses de retraite, de pôle emploi, et bien sûr des politiciens.

Mais leur jugement ne parle que d’eux-mêmes, pas de moi.

Pour ma part, je cherche aujourd’hui à vivre dans l’action juste, celle que je choisis et pas celle qu’on m’impose ou que je m’impose en fonction du regard des autres. Au-delà du voile de peur que soulève cette posture, autrui se rendra compte par lui-même que je ne me laisse pas mourir au fond de mon canapé. Que je ne deviens pas une sous-merde amorphe simplement parce que je prends ce temps que j’ai laissé les pressions extérieures me voler une partie de ma vie. L’action juste peut occuper un centième de mon temps comme la totalité. Mais cette proportion varie en fonction de ce que la vie présente. Et la vie n’est jamais constante. Elle est mouvement, et variation perpétuelle.

La génération Y n’est pas surnommée « génération burnout » par hasard. Les gens explosent parce qu’à force de se consumer pour des choses extérieures à elles-mêmes, leur identité a totalement disparu, ils n’ont plus aucune raison de vivre. Il y a un peu moins d’un an, après plusieurs années d’agitation grandissante (que certains appelleront « travail/occupation »), je me suis retrouvé incapable de contacter, de sentir ce que je foutais sur cette planète. Et pour continuer à vivre, il a fallu tout arrêter. Ce n’est pas simple, quand on est pris entre le marteau des jugements sur le « travail » et l’enclume de la vie qui met un arrêt non négociable à ce que l’on est en train de faire.

La quête de sens passe par une interrogation de ce que nous avons fait jusqu’ici. Nous, mais aussi ce qu’ont fait les générations précédentes. Et pour cela, il faut du temps. Du temps que je consacre à moi et pas à la surexcitation d’un monde mourant qui ne m’intéresse plus.

« Mais tu ne vis pas seul, tu vis en société ». Merci, oui. Seulement, la société que je veux voir émerger, celle que je consacrerai ma vie à faire émerger, pour les autres et pour moi-même, n’a rien à voir avec celle dans laquelle j’ai grandi. En ce début de troisième millénaire, partout dans ce pays et dans le monde, des gens (jeunes et moins jeunes) se rassemblent pour réinventer le vivre ensemble, le travail, la production alimentaire et énergétique, la notion d’activité, d’action consciente, la communication entre les personnes, etc. Je m’inscris là-dedans.

« Eh ben si tu veux changer tout ça, va falloir te bouger ! » pourrais dire notre ami Jean-Jacques. Il va surtout falloir s’arrêter une minute, une heure, une semaine, un an, dix ans s’il le faut. Transformer toutes ces choses, c’est une vocation d’une ambition immense, et qui conjointement réclame la plus grande humilité et la plus grande lenteur. C’est un contraste entre un besoin d’actions innombrables à mener, et en même temps une exigence de calme, de recentrage, de sortie de la frénésie, de la précipitation aveugle. Dans la suractivité menée sur rail, on ne réussira qu’à reproduire l’ancien monde. On ne résoud pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés (merci Albert).

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Un des coins dans lesquels j’ai pu commencer à être sans faire, ce printemps.

Moins je me sens « occupé », « employé », « au travail », plus je me sens apte à mener une action consciente en phase avec ce que je suis profondément. Et rien de ce que suis profondément ne cadre avec les exigences de vieux schémas de contrôle du monde du travail. Je ne suis pas mon métier, pas plus que quand je porte un chapeau je ne suis un chapeau. Et ce, même si j’aime mon métier de monteur depuis 10 ans. Même si j’aime mes futurs métiers en train d’émerger.

Il est réellement merveilleux de mener des activités que l’on aime. Et aussi beau d’apprendre à ne rien faire quand les activités que l’on exerce ne nous correspondent pas/plus… ou qu’il est simplement le moment de ne rien faire.

On stigmatise les gens qui « ne font rien », en oubliant les gens qui font et « qui ne sont rien », dont l’identité est totalement broyée par leur travail, et qui représentent une part bien plus importante de la société que les premiers nommés. Évidemment qu’il existe un équilibre. Le rechercher passe par des phases d’explorations alternées du faire et de l’être, pour ensuite pouvoir faire en étant, et être en faisant, dans la joie.

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Après une semaine de jeûne et de non faire en juin, j’étais à nouveau heureux de faire, de construire, en conscience.

C’est quelque chose qui peut naître de façon intuitive chez certains (qui pourront remercier leurs parents de les avoir accompagnés et non « éduqués ») et qui est un putain de parcours du combattant pour d’autres. Pour moi, en l’occurrence.

Dans cette recherche, je m’accorde aujourd’hui des moments d’arrêts. Cette semaine, par exemple, je jeûne. Je m’arrête une semaine. Une semaine pendant laquelle je ne serai pas à la ferme de TERA, une semaine pendant laquelle « je ne sers à rien » aux yeux des gens qui se définissent et définissent les autres en fonction de leur temps de travail et de leur productivité.

Or, à travers l’arrêt, le « rien faire », j’explore des facettes de mon identité enfouies depuis parfois des décennies. Je me reconnecte avec ce que je suis vraiment. Ce (non)faisant, le courant des actions futures qui s’étend devant moi se clarifie. Et ce qui m’angoissait dans l’action à mener, quelques jours auparavant, se réajuste, devient plus authentique, et ne suscite plus que de l’enthousiasme, lavé de ses peurs. Je peux envisager une connexion profonde entre ce que je suis, et ce que je fais.

Ce mode de fonctionnement n’est pas compatible avec la définition archaïque du travail et de l’activité. Prendre une semaine pour moi quand j’en ai besoin, sans attendre qu’on me l’autorise, ne « travailler » qu’un quart du temps si j’en ai envie, avec un calendrier qui varie au gré de mon humeur… Ai-je perdu la raison ? J’ai surtout l’impression de la retrouver.

Je ressens certaines personnes si terrifiées de voir une génération ne rien branler, « se perdre », ne rien produire, qu’elles en oublient d’imaginer que l’inactivité n’est pas un état permanent. Que la personne qui se recentre (si c’est un recentrage et pas une fuite dans des addictions bien connues : sexe, drogue, jeu vidéo, etc.) va sortir de sa hutte de sudation, de son espace de méditation, de son jeûne, de sa retraite, etc. Elle va en ressortir non seulement nourrie, mais prête à nourrir le monde et la société de ce qu’elle est, pour son bénéfice et celui des autres.

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L’homme allongé en bas de cette photo a tout compris.

Les bons à rien et les fainéants existent. Ce sont des personnes qui ont fini par croire ceux qui les traitaient de bons à rien et de fainéants, point. On peut naître lent, prudent, rêveur. Mais on ne naît pas fainéant. On le devient, à cause de l’incompréhension d’autrui et à son jugement face à un rythme intérieur qui n’est pas le sien et qu’il rejette/méprise.

Si vous vous sentez paresseux ou paresseuse, posez-vous cette question : quand ai-je commencé à me sentir fainéant ? Est-ce que cela est venu tout seul, ou bien est-ce parce qu’on me l’a dit ? Souvent, en remontant à l’enfance, on trouvera la marque du jugement parental ou scolaire.

Les conséquences de ce jugement sont dévastatrices, et je les ai expérimentées à l’envi. On commence par se dévaloriser et à devenir ce que l’on nous dit qu’on est. C’est ce que j’ai vécu à la fin de mon enfance et pendant toute mon adolescence. Puis, au début de mon âge adulte, à la faveur de prises de conscience primitives, je suis parti petit à petit dans l’extrême inverse, pour en arriver à une situation de vie totalement débile l’an dernier, où j’écrivais deux romans à la fois, je suivais un coaching, je travaillais, je déménageais, et je projetais des voyages, ma transition en écovillage et professionnelle. Sans parler d’une to-do list de trois pages. Tout ça à la fois. À faire pour après-demain, s’il te plaît. Boum. Explosion. Dont je suis retombé en un petit tas de chair informe et souffreteux, duquel il a fallu extraire le pus pour retrouver l’essence de mon être. Ce travail n’est d’ailleurs pas fini, mais il est salvateur.

Loin de ces deux extrêmes destructeurs (paresse et burnout), il y a l’expression simple de soi. Qui passe par des phases d’activité (dont on peut s’émerveiller), et des phases d’inaction (dont on peut s’émerveiller). Le courage de toute une vague de personnes aujourd’hui en transition, c’est de cultiver les deux phases, là où la vieille société n’en valorise qu’une.

Ainsi, à ceux qui sont prompts à juger les autres sur leur « fainéantise », j’invite l’observateur éclairé à poser cette question :

Qui es-tu, quand tu ne fais rien ?

 

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111 réflexions sur « Je suis un fainéant. Ou pas. »

      1. Je suis dans cette « situation » (de fainéantise) depuis plusieurs mois, par contre je n’ai pas ton jeune âge, je ne peux que t’encourageais à continuer sur cette voie comme j’aurai aimé le faire au même âge que toi. Les énergies qui arrivent actuellement sur notre belle planète, nous poussent à aller dans ce genre de démarches puisque cet ancien monde est tout simplement en train de s’écrouler………. Il y a beaucoup de sujets à aborder à travers ton texte, mais pas possible par écrit.
        Merci pour cet article et bonne continuation ! ✨ 👍

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  1. D’ailleurs, un antonyme de « fainéant » est « laborieux ». L’agir est très occidental. Le non-agir est extrêmement estimé depuis des siècles dans d’autres cultures… Merci pour ce témoignage Grégor. Au plaisir de se revoir 😉

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  2. je me souviens de cette citation qui correspond assez bien à l’idée que l’on se fait de la fainéantise, c’est peut être due à ce mec là que nous, ou nos parents, avons cette pensée ancrée dans le plus profond de notre chair : « Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin. » Voltaire

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    1. Je ne connais pas le contexte, mais dit comme ça, c’est pourtant très vrai, cette citation. Il parle en gros, du divertissement pascalien.
      Le divertissement pascalien étant « l’occupation » du temps pour pas qu’il nous semble « vide », comme c’est le cas de certaines personnes qui ne supportent pas de ne « rien » faire, justement, le travail est idéal :
      Le travail dans ce sens est une obligation imposée par une autorité supérieure ou la nécessité, voire les deux. On râle, on y va le matin, on le fait toute la journée, on rentre le soir, on n’a plus l’énergie que de manger sa soupe et de se coller devant la télé avant le dodo. Et on recommence tous les jours, toute la vie, en se disant qu’on fera un jour ce qui nous plaît vraiment, mais plus tard, toujours plus tard.
      Ca nous empêche de penser à autre chose car on est fatigué moralement à la fin de la semaine, on pense au dossier machin à remplir, etc, etc, on n’a pas le temps de penser qu’on est mortel, que cette course est vaine, course au paraître et à l’argent…
      Donc on ne « s’ennuie » pas, puisqu’on ne prend pas le temps d’arrêter deux minutes cette existence débile et de penser à notre existence dérisoire et merveilleuse, on n’a pas de « vice », puisqu’on ne cherche pas à échapper à l’ennui par des « dérives » du comportement (addictions, loisirs nuisibles), et le besoin étant créé par l’inaction qui cherche à s’occuper (toujours le divertissement dont Pascal parle), le travail occupant l’homme, il a moins le temps de se demander ce qu’il lui manque et de le chercher dans le matériel ou les loisirs chers. Enfin c’était valable à son époque, mais le besoin étant la consommation, dans notre société, il est mis en avant, poussé, bousculé, et la publicité créé le besoin alors qu’on n’y penserait pas avec notre mode de vie du métro-boulot-dodo.

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  3. Merci Grégor.
    Burnout pour moi aussi après des années de folles activités bien chronophages et stressantes (j’ai ton âge), je suis après plusieurs mois de « pause » dans cette période qui oscille entre culpabilité – de ne « rien faire », de vouloir prendre le temps pour moi de me reconstruire, de comprendre ce que je veux vraiment réaliser maintenant – et ce besoin viscéral qui s’est imposé à moi (dans la douleur ! ^^).
    Un témoignage comme le tien fait se poser les bonnes questions (je me remettais à chercher du travail… j’hésite encore).
    Qu’il est dur de s’émanciper du regard des autres, mais aussi du sien !
    Courage à toi, et bonne route sur cette voie 🙂

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    1. Courage à toi aussi. C’est un passage de vie éprouvant, mais nous en ressortirons grandis. Les petits progrès réalisés au fur et à mesure sont importants, ils donnent du courage pour aller plus loin.

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    2. J’aime beaucoup ton commentaire Yaya, car il me fait encore mieux prendre conscience de ce que vit ma fille depuis avril : un burn out ! quel vilain mot. Heureusement elle commence à aller mieux, mais que de doutes et de déconnections dans sa tête… Alors bon courage à toi, à Grégor et tous ceux qui prennent le temps, car ils en ont besoin à un moment de leur vie. Et surtout faites-vous confiance !

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  4. Pareil, j’ai 27 ans et pendant mes études, j’ai dû tout arrêter à cause d’un burn-out (4h de sommeil par jour, sans week-end ni vacances, pendant 4 ans) et d’une prise de conscience : ce rythme effréné que l’on m’obligeait à avoir, était-ce celui que l’on attendrait de moi toute ma vie ? Et ce pour espérer une misérable retraite à 70 ans ?
    Je n’envisage pas l’avenir sereinement et j’estime qu’il faut avoir un sacré courage (qui chez moi flanche souvent) pour oser dire « Stop, je ne veux pas me plier à ce système-là. » On traite les gens de fainéants, mais la pression sociale et l’angoisse sont notre quotidien, on aimerait bien vivre à un rythme plus raisonnable, un rythme qui nous laisse profiter de temps pour nous. Car, après tout, nous n’avons qu’une seule vie, et je préfère la gâcher en tentant de vivre plutôt que de la gâcher en m’aliénant au trio meurtrier : emploi-consommation-dettes.

    Dans l’idéal, j’aimerai un mi-temps non humiliant, non stressant, me donnant juste assez d’argent pour épargner un peu en cas de coup dur. Je n’ai pas besoin d’acheter des marques, je n’ai pas besoin d’acheter beaucoup, offrez-moi à manger, un toit, un crayon et du papier, et je serai heureuse jusqu’à la fin de mes jours.

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    1. C’est un idéal proche du mien. Puisses-tu l’atteindre ! Le plus dur, c’est la transition. Et le plus dur dans la transition, c’est le premier pas.

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    2. C’est exactement mon ressenti… une vie de stress, de pression sociale et d’angoisse… et espérer une misérable retraite.
      Après 35 années d’esclavage et quelques burnout, j’en arrive au triste constat d’être passée à côté d’une grande partie de ma vie, de ce que je suis réellement, de m’être laissé brimer, de m’être contorsionnée pour rentrer dans des cases qui n’étaient pas les miennes.
      Ne vous laissez pas écraser par tout ça, changez le monde, vous en avez le pouvoir et l’énergie de la jeunesse.

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  5. Bonjour,
    Superbe retour sur ton expérience et magnifique démarche. J’ai toujours une problème avec la « génération » burn out.
    Le burn-out touche en partie des profils bien spécifiques, avec un état d’esprit bien spécifique.
    Je te suggèree cette lecture sur le le Chaos, la désintégration positive et le rebond..
    View at Medium.com
    Bonne route.

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  6. Bonjour
    en ce qui me concerne je me soigne de l’excès inverse, c’est à dire la sur activité, non par pression sociale, mais par passion naturelle. Que ce soit pour ma propre entreprise, mon projet de domaine autonome, mon jardin, mes apprentissages, je veux tout faire en grand et très bien. A 45 ans je commence juste à apprécier les vertus du temps libre, comme celui de lire un blog inconnu un lundi , au lieu de préparer les activités des enfants ou de faire la vaisselle 🙂 Sans doute aussi ai je fait partie de la génération pour qui si on ne se tue pas au travail on ne fait pas tout ce qu’il faut pour s’en sortir (la puissance du conditionnement à l’esclavage).
    Je ne suis pas sûre de partager ton point de vue sur la paresse, ayant trop vécu avec des fainéants pour pères de mes enfants….qui pourtant étaient issus de famille où ils étaient valorisés. Qu’est ce qui les a fait devenir des parasites juste bon à défoncer le canapé en comptant sur d’autres pour pourvoir à leurs besoin ? Mon hypothèse est qu’on ne les a jamais laissés expérimenter la gratification que l’on peut éprouver à réaliser quelque chose par soi même …
    bonne continuation
    Alisabel

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    1. Hello Alisabel,

      Je suis d’accord avec ton hypothèse. Parfois, une famille peut sembler valoriser son enfant alors qu’en réalité… elle le couve et l’empêche d’accéder à son pouvoir intérieur.

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  7. Merci pour ton article 🙂 C’est agréable de savoir qu’on est pas seul dans ce cas ! J’ai arrêté mon métier qui n’avait plus de sens pour moi. Aujourd’hui je prends du temps pour me retrouver et pour développer mes passions… à mon rythme. Parfois je culpabilise de ne pas « travailler ». C’est vrai que la pression de l’extérieur peut être forte mais je pense que la première personne à me juger c’est moi même. Alors merci pour ton partage qui m’aide à prendre confiance dans le fait que faire une pause est nécessaire pour remettre en question ce que l’on a fait jusqu’ici et pour retrouver notre essence comme tu le dis si bien. Tout ça prend du temps et est nécessaire à notre développement pour devenir un meilleur nous 🙂 Je te souhaite un bon voyage (en toi même sous entendu) !

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  8. C’est très inspirant et de surcroit fort bien écrit. J’ai envoyé promener mon travail pour élever mes enfants. On subit pas mal de pressions aussi quand on fait ce choix. Merci pour ce texte, que je m’empresse de partager!

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  9. Hello ! superbe texte, superbe pensé … de l’introspection au plus profond oui … cela fais du bien de lire ça je suis moi même en plein
    « questionnement » sur les conditions de ma vie, sur les conditions de la vie que j’ai créer … tout s’enchevêtre dans mon esprit, toutes les envies « échappatoire » classiques prennent le dessus (partir en voyage et ne plus revenir, déménager dans une autre ville ou un autre pays, aller me « terrer » dans la nature … etc, etc …) mais tu as raison, la fuite est futile et inappropriée, c’est l’état d’esprit qui dois prendre le relais, c’est ce que l’on veut, maintenant et à l’endroit ou nous nous trouvons qui est primordiale …! moi aussi j’ai beaucoup, beaucoup besoin de temps, pour rêver, divaguer, créer (je suis artiste peintre ..) et JE ne me donne pas les moyens de « voler » ce temps si précieux et te lire « m’ouvre » l’esprit .. merci ..! et pour finir je crois qu’il y a 2 grand « luxe » dans nos sociétés, ce sont le temps et l’espace .. ont nous en privent énormément .. à nous de les re-conquérir !

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  10. Wow, je suis vraiment content de lire un article de ce genre. Car on se sent souvent seul face à la pression extérieure. Lorsqu’on voit nos proches trouver un travail qui leur plaît moyennement, qui s’en accommodent et qui finalement (inconsciemment) nous poussent à vouloir la même vie monotone qu’eux, c’est triste… On veut pas tous bosser comme des dingues, on veut pas tous gagner beaucoup d’argent. Donnez moi la mer, une planche de surf, des potes, bosser un peu pour subvenir à mes besoins et créer des projets, et je serais heureux simplement. C’est dur de mettre des mots sur son ressentiment car souvent ça sort du schéma conventionnel.
    Merci Grégor pour cet article !

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    1. Merci à toi pour ton commentaire !

      Je connais indirectement des gens qui vivent comme tu le décris. Près de l’océan, dans l’eau tant qu’ils le peuvent et avec leur planche, et qui en sortent juste pour gagner de quoi vivre. Ça existe et tu peux tout à fait y parvenir. Je te le souhaite, en tout cas. 😉

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  11. Merci pour ce beau témoignage, il résonne énormément dans ma vie.
    Il m’a fallu risquer un deuxième burn-out pour toucher du doigt ce dont tu parles, commencer à comprendre le premier, et finalement tout plaquer.
    Et pour autant, je n’ai pas réussi à me libérer de cette pression, et en quelques moi, me suis retrouvée partiellement dans un job qui a encore moins de sens pour moi.
    Mais je sais que je suis sur le chemin, je m’efforce de ne pas me perdre complètement à nouveau dans le tout-faire et le non-être, à chaque étape, je me rapproche un peu plus de l’équilibre.
    J’ai appris à être patiente avec moi-même.

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    1. C’est déjà énorme, d’être patient avec soi. Je l’apprends en ce moment même, et quand j’y parviens, tout s’éclaircit, tout s’allège. 🙂

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    2. Hylidae, (désolée , je peux pas m empêcher de t’ecrire)
      …mais comme je te comprends ! C est long de se sortir d’un burn out. Le travail que tu fais sur toi te rend resiliente. Je trouve que tu es sur le bon chemin. Non seulement tu vas rebondir mais surtout tu finiras par être en paix avec toi même.
      Grégor, merci bcp pour ces mots car en te lisant jme suis dis il a tout compris ce mec !!! Et tu as bien raison de foncer !
      Je pense qu ici, nous sommes tous sur la même voie, celle pour une évolution en accord avec nos émotions, nos rêves et notre désir profond de changement. Pour nous et pour le monde à venir.
      Et enfin, on aime pas les gens pour ce qu ils font (ou pas) mais pour ce qu ils sont non ?

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  12. Bonjour Gregor,

    Merci d’avoir écrit cet article.
    J’ai quelques années de plus que toi, et je réalise après 10 ans de « vie professionnelle » que je me suis totalement fourvoyée. Que j’ai pris ce qui venait, par peur du chômage, par pression sociale. Que j’ai appris à y trouver un intérêt (divertissement intellectuel, on va dire), mais que celui-ci s’est évanoui depuis. Car au final, mon boulot n’a pas de sens pour moi. Un « bullshit job ». Le genre de job que personne ne comprend quand on essaie de l’expliquer.

    Et surtout, surtout, c’est la mentalité que je ne peux plus supporter. Celle qui t’oblige à porter le masque du dynamisme face à une logique de productivité insoutenable, celle qui t’enjoint de te soumettre joyeusement à l’arbitraire de l’entreprise (attendre l’autorisation dédaigneuse du petit chef pour prendre 1 semaine, 1 toute petite semaine, par exemple), celle qui a pour maxime « le temps c’est de l’argent ».
    Et avec ça, je finis mes journées vidée de l’intérieur. Mais en bonne élève drillée pour ça depuis l’enfance, je continue depuis trop longtemps.
    Résultat : je flanche régulièrement, et maintenant, je suis épuisée professionnellement.

    J’aimerais changer de paradigme, je ne sais pas comment. Je pourrais faire plein de choses (art et engagement) et par celles-ci, être en accord avec mes idées, mais je n’ai pas le sentiment que la société dans laquelle je vis me le permet. C’est comme un enfermement. Les factures à payer, « et si… », « je vais me retrouver dans la rue », …

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    1. Cette peur de « je vais mourir de faim/socialement si je me respecte », je la connais. Elle m’accompagne. Mais depuis que je lui laisse la place de s’exprimer pleinement, elle hurle moins fort, et parfois même, elle se tait. J’ai moi aussi des factures à payer, et je fais le grand saut depuis quelques mois. C’est dur, mais je suis toujours vivant. Si tu as la chance d’avoir une famille, tu peux au moins t’appuyer là-dessus en cas de gros coup dur. Mais j’en connais qui n’ont pas cette chance et qui pourtant ont tout lâché pour vivre une vie plus en accord avec eux-même, avec succès. Donc c’est possible. Il est bon d’être doux avec soi, et d’avancer lentement sur cette voie. 🙂

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  13. Merci pour la douceur que tu t’accorde et le partage de son silence. J’ai ton âge et me retrouve, quelques paysages en moins dans le fond des yeux, à travers ce témoignage ; Moi et le feu de vie qui me consume jour après jour.
    Un jour je m’intérogea sur ce qu’était « la vérité ». Une succession de prises de consciences plus tard, je cru à trois reprises m’y lover. C’était sans compter sur la norme, la société.
    Trois H.P plus tard je suis Bi-Polaire. Et c’est pas tant le nom qui m’effraie, mais le fait de me dire que toute cette communion avec la nature, cette sensibilité extrème, ces dons multiples dont je peux témoigner, sont aux yeux des gens habilités à s’occuper de moi : une maladie.
    Et c’est vraiment là où ça fait mal. Moi qui tout ce temps ne cherchais qu’à unir, me suis vu séparé ; de moi-même, c’est le pire.

    « La quête est salutaire et reconnue de tous. Quand à la vivre hélas… Personne ne s’y pousse. »

    Celle-ci m’aura donné la chance de rencontrer la surprise. Et c’est je crois l’étincelle de la vérité.

    Je n’ai pas étais fenian, j’ai travaillé, mais à l’intérieur ; ça s’voit moins…

    « Si le temps c’est de l’argent… Alors je vais le prendre ! »

    Je te laisse là dessus et t’adresse le sourire que j’ai aux lèvres, bonne toute 😉

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    1. Bipolaire, dépressif, burn-out, ce sont des étiquettes. Elles ont du sens surtout pour ceux qui nous les collent sur le front. Ce n’est pas pour ça qu’on doit s’y reconnaître. Je ne dis pas que tout est rose dans ta vie, ou que tu n’es pas troublé, voire « malade », je ne te connais pas. Je dis juste que ces termes ne définissent pas ce que tu es. Ce que tu es, ta sensibilité, tes dons, ta communion avec la nature, ce sont des trésors qui reposent sous cette couche, sous ce bruit parasite. Ils sont toujours là, et tu as le droit inaliénable de les faire valoir.
      Je ne suis pas passé par l’HP, mais je me fais accompagner depuis 7 ans (psy, étiothérapie, chamanisme…). La bonne aide extérieure au bon moment peut vraiment faire la différence pour nous aider à nous reconnecter avec ce que nous sommes profondément.

      Je te souhaite d’y arriver, quel que soit le moyen. : )

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  14. Bonjour Gregor, je decouvre ton blog.
    Je trouve cet article tres inspire, merci.
    Jugements vs observations, communication entre personnes, action juste, etre vs faire… cela exprime a la fois les principes de la Communication Non Violente (Marshall Rosenberg), et de certains courants spirituels que je trouve emprunts d’un simple bon sens.
    Je vis moi-meme actuellement le dilemne dont je croyais etre sorti, m’etant retrouve papa et avec la responsabilite de nouvelles bouches a nourrir autres que la mienne, ce qui complique l’equation… esperons qu’un peu de « non-faire » me permettra de retrouver l’equilibre 🙂

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  15. C’est top toussa. En pratique ça se passe comment pour gérer la transition entre le statut servile et la liberté quand t’as un loyer à payer, une femme et des enfants à charge. C’est un frein au changement cette problématique.

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      1. Hello Nicolas et « Mandala ».

        Je vous renvoie à ce passage d’un commentaire que j’avais laissé à une autre personne qui me posait la même question, sur Facebook :

        « je ne touche pas de chômage, pas de RSA, pas de CAF, et j’ai quelques 5000 euros d’économies (gagnées avec mon premier métier). Pour rester à flots, je continue à accepter de temps à autre une ou deux piges de boulot, assez loin de mon lieu de vie actuel.
        Vivant à la campagne, mon loyer est modique. Nous mutualisons une grande partie de nos achats de nourriture dans mon association (c’est l’intérêt de redécouvrir le lien social dans la transition), ce qui fait baisser un peu les coûts (mais nous achetons bio, donc ce n’est pas donné).  »

        Ce n’est pas une situation que je souhaite voire perdurer indéfiniment. Mais c’est un moment de transition que j’accepte pour pouvoir passer d’un mode de vie à un autre. : )

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  16. Bravo pour cet article ! Dans cette société où l’on valorise le travail et la performance, ça fait plaisir de découvrir un blog comme le tien. Je m’inscris dans la même démarche que toi. Après 10 ans de salariat, je suis actuellement en train de repenser ma vie et voir comment je peux contribuer à construire un monde meilleur pour demain. J’ai un blog où je partage ma démarche et mes réflexions : LaVieEtLesReves.com (choisir sa vie, vivre ses rêves et changer le monde). Bon courage dans ton cheminement !

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  17. Alisabel et Grégor,
    Finalement, ne s’agit-il pas d’honorer son mouvement intérieur, son élan?
    Je vis avec quelqu’un qui aime sa suractivité (qu’il choisit librement, étant à son compte)…De mon côté, mon rythme ressemble au flux et au reflux de la mer: Je passe de la sur-activité (joyeuse, en élan) à un calme ou j’ai besoin de ne « rien » faire extérieurement. Intégrer, ressentir, puis repartir honorer mes élans…
    Merci pour cet article…Et à tous, pas de panique, la vie, l’énergie en nous est intelligente. La seule chose qui pourrait nous enterrer (et je m’adresse aux générations) est le fait de ne pas s’écouter, tout simplement!

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  18. bonjour , j’ai 34 ans je vis cela exactement aujourd’hui. Chacun à son vécu mais dans les grandes lignes, les institutions scolaires, mes parents et la société (en tant que masse pensante et jugeante) m’a renvoyer les mêmes choses. J’étais dans la meme lenteur et l’envie de découvrir, faire des pauses quand cela me chantait… je crois que c’est pour cela que j’aimais ma vie de saisonnier (4 mois de taf deux de liberté etc.. ). j’ai arrêté de travailler à la fin du mois dernier. j’ai quitté mon cdi d’animateur de rue dans une cité de Montpellier car on ne laisse personne mener la vie qu’il souhaite tout est choisi pour l’autre… ça m’était insuportable que ces jeunes dont je m’occupais n’ai aucun choix dans leur vie. j’étais devenu moi même un exécutant. j’ai cimmencé au bout de 1 semaine à culpabiliser de ne rien faire, ou de prendre mon temps à faire les choses… de la gratte, lire, écrire, réfléchir à une activité dans laquelle j’aurais envie de m’épanouir. Je vais donc prendre le temps de construire un projet qui le tient à coeur depuis un moment mais où je n’ai jamais eu et pris le temps de développer, qui permettrait à chacun de partager ses compétences et d’être valorisé à travers les échanges et les rencontres. merci pour cet article… rassurant, bien écrit et qui porte à de nombreuses réflexions sur la vie que l’on veux mener.

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  19. Bon Jour, en parcourant ton article fichtre, je me suis bien reconnue, et en effet cette paresse incomprise est née dans l’enfance pour la plupart des gens comme toi et moi, pendant toute la lecture de ton texte, cela me rappeler un texte que j’apprécie, et que je lis très souvent , je le partage ici avec toi et tous les autres et je te remercie de mettre en lumière , nos états d’être .

    Aujourd’hui je n’ai rien fait.
    Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.
    Des oiseaux qui n’existent pas
    ont trouvé leur nid.
    Des ombres qui peut-être existent
    ont rencontré leurs corps.
    Des paroles qui existent
    ont recouvré leur silence.
    Ne rien faire
    sauve parfois l’équilibre du monde,
    en obtenant que quelque chose aussi pèse
    sur le plateau vide de la balance.
    ***
    Roberto Juarroz (1925-1995) – Treizième poésie verticale (Decimotercera poesía vertical, 1992)

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  20. Salut,

    un grand MERCI à toi de nous partager ton expérience de vie AINSI qu’à TOUS de vos commentaires!

    J’avais bien compris que je n’étais pas seul et, mieux, que nous étions de plus en plus nombreux!

    Tout ce que tu décris me parle totalement mais suite à mon burn-out et la pression des proches m’incriminant forcément, il semble que je sois dans l’impasse en transition!

    J’ai la chance d’avoir su me serrer la ceinture en plus de travailler comme un forcené me permettant de subvenir à mes besoins actuellement mais mes deniers durement gagnés s’amenuisent à vu d’œil et je crains de ne pas me trouver avant de liquider ces économies.

    Je ne te demande évidemment pas de m’aiguiller ou de deviner ce qu’il me faudrait : je sais que ce n’est pas possible.

    A chacun son histoire, sa route, son chemin…

    Cependant, j’aimerais savoir, comment es-tu parvenu à vivre comme tu l’entends vis à vis des besoins élémentaires?

    Nourriture, toit, eau, électricité, voyages, taxes?

    Je désespère de voir concrètement les choses bouger dans mon pays et craint de ne pas savoir trouver une alternative viable à ce que je ne peux plus supporter.

    J’ai l’impression de devenir associable tant TOUT CEUX qui m’entourent me préjugent (je n’ai même plus besoin/le droit de m’exprimer) et m’affligent.

    Je ne supporte tellement plus ce rapport que je m’isole volontairement et, de toute manière, la communication n’est visiblement plus possible.

    Je tend à chercher un lieu de vie en communauté pour trouver un endroit qui me correspond mais je m’aperçois au fil des visites que, souvent, les communautés alternatives reproduisent bien vite et pire les malfaçons de notre société.

    Je me sens pris au piège et dans l’obligation de quitter mon pays pour un autre bien plus humain et respectueux où mes petites économies pourraient me fournir une vie paisible et tranquille via le pouvoir d’achat bien plus faible.

    Qu’en penses-tu? As-tu des propositions/aides à me conseiller?

    Les liens familiaux (entre tellement d’autreS) sont rompus ou en voie de se rompre définitivement.

    Encore merci à toi de ce soutient.

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    1. Hello Echo Low !

      Concernant mes besoins élémentaires, comme plus haut, je te copie/colle une réponse faite à quelqu’un d’autre :

      « je ne touche pas de chômage, pas de RSA, pas de CAF, et j’ai quelques 5000 euros d’économies (gagnées avec mon premier métier). Pour rester à flots, je continue à accepter de temps à autre une ou deux piges de boulot, assez loin de mon lieu de vie actuel.
      Vivant à la campagne, mon loyer est modique. Nous mutualisons une grande partie de nos achats de nourriture dans mon association (c’est l’intérêt de redécouvrir le lien social dans la transition), ce qui fait baisser un peu les coûts (mais nous achetons bio, donc ce n’est pas donné).  »

      Tu sembles être dans une situation d’isolement vis-à-vis de ton entourage. Peut-être qu’une solution serait de faire évoluer cet entourage… Aller à la rencontre de gens qui te ressemblent, mettre concrètement les mains dans les changements que tu veux voir émerger dans le monde. Les options sont nombreuses : wwoofing, chantiers Twiza, visites dans des éco-lieux (Oasis colibri, ou même chez nous, à TERA).

      Ce passage de ton message a retenu mon attention : « Je tend à chercher un lieu de vie en communauté pour trouver un endroit qui me correspond mais je m’aperçois au fil des visites que, souvent, les communautés alternatives reproduisent bien vite et pire les malfaçons de notre société. »

      Cela est tout à fait vrai (et nous n’échappons pas à la règle à TERA). La première étape lorsque l’on s’engage dans la transition, est de se laver de ses illusions. Si nous sommes tous en transition, c’est bel et bien que nous ne sommes pas parfaits aujourd’hui (et nous ne le serons jamais). Nous portons tous la marque de la société dans laquelle nous avons grandi, et nous sommes tous responsables de la voir en nous-même avant de la reprocher aux autres. C’est l’un de mes apprentissages du moment. Moi aussi j’ai beaucoup de mal parfois à reconnaître la souillure de l’ancien monde dans les chantiers du nouveau. Mais j’apprends à être plus doux avec moi et les autres, tant que les choses avancent, même lentement. La douceur envers soi et les autres, voilà une plante qui vaut la peine d’être cultivée.

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  21. Merci beaucoup pour cet article avec lequel j’ai décidé de commencer ma journée…à 10h.
    Je suis comme toi, pas une fainéante mais une multiactiviste. Pas une carriériste mais une nana poussée en tout sens par la curiosité. Et quand ça va trop vite, quand je n’y trouve plus mon compte, je plie bagage avant que cela ne m’atteigne trop.
    Je suis fainéante, versatile, opportuniste, dilettante pour certains…et c’est tant mieux 😉

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  22. Merci Grégor, je suis très touchée par ton article et vos commentaires. j’ai … 54 ans et je vis la même chose, consciente de la nécessité d’être soi et d’écouter ses désirs les plus profonds … le temps ne se joue plus comme avant … l’accès à la beauté de ce monde passe par une attention, une présence que j’apprends humblement chaque jour . Je négocie à chaque heure entre mon élan vers une nouvelle façon d’être au monde et les messages culturels et sociaux qui me bombardent les neurones ! La transformation exige de moi une conscience de ce qui se joue dans mes choix : que mon activité soit au service de nourrir LA VIE …
    J’ai eu la grande chance de rencontrer de belles personnes qui travaillent sur la Bible retraduite de l’hébreu. et j’ai découvert dans ces textes qu’ils nous racontent déjà cela (le pêché est en fait l' »inaccompli » de nous même, et notre chemin de vie est de retrouver la connexion au grand tout et de vivre ici sur Terre notre mission d’âme, de nous accomplir ! (j’ai compris pourquoi j’avais fuit les églises, le sens d’origine et la beauté d’origine ont été perdus et en tout cas ne m’avais jamais été accessible)
    Je vous partage aussi un auteur qui parle de vos vécus: Christian BOBIN (magnifique)
    Vous lire me donne du courage, m’encourage
    Belle journée à vous

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  23. Ô Grégor,
    Merci pour votre témoignage. Me retrouve dans une grande partie, de même que dans la 1e moitié du message de Manuela entre autres.
    Nous sentir dans une même recherche me réchauffe le coeur.
    Je traverse un brun out, profondément épuisée d’avoir été suractive sans respecter ni même sentir mes limites, tant j’aimais ce que je faisais professionnellement (25 ans dans la relation d’aide) et dans le privé. Aujourd’hui comme vous je prends ce grand virage. Sans travail visible. Lent, laborieux, désécurisant, intéressant, vital, profond, constructif, démolissant l’ego, traversant de grandes vagues d’énergie et de loyauté et me ramenant au plus près de ma véritable essence. Gratitude pour cette aubaine même si socialement ce n’est pas que facile. Je me sens dans ma chrysalide et ai besoin de m’y calfeutrer parfois, pour me transformer et devenir le beau papillon qui n’attend que mon devenir.
    Le chemin est juste je le sens, le processus lancé. J’espère avoir le temps d’une transformation complète pour un alignement plus juste de la personne que je suis devenue avec cette vie si riche qui regorge de belles (souvent) surprises et rencontres.
    Belle et riche suite à vous et bravo pour votre écriture prenante et vos convictions !

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  24. Merci, je me reconnais tellement là-dedans ! En plein burn out aussi et en quête de sens de la vie ! En lien avec les peuples premiers qui pour moi on tout compris à la vie !

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  25. Merci Gregor, tes mots sont d’une splendeur de vérité. En te lisant mes larmes ont jailli, continuant à éliminer des quantités de peurs de doutes baties sur un pilier illusoire que je suis ce que je fais , qui s’effrite de plus en plus. Maman de 50 ans, je remercie mon fils qui a été un guide m’enseignant le fait, tout comme une terre, d’être en jachère de sa vie . Absolument inacceptable au démarrage que de résistances de peurs de doutes dans cet espace complètement inconnu en moi et autour de moi et avec lui. Quant à mon rôle de maman dans lequel je mettais forger une belle image en a aussi pris un bon coup . Cela est venu éclairer mes projections construites sur des critères extérieurs de société , de façon de vivre que je pensais bonne comme il fallait pour réussir sa vie qui petit à petit se sont effritées. Et c’est ainsi qu’aujourd’hui je m’autorise aussi à vivre cette pause que me crie mon Etre, avec cette confiance de plus en plus grandissante que le germe est là et que l’éclosion du faire animé par l’être se fera le temps venu.
    Merci de nous offrir ton vécu dans sa simplicité, source de confirmation que ce que j’ai entrepris est juste et non de la folie.

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    1. Il faut du courage pour entreprendre cette pause. Il en faut encore davantage pour accepter d’apprendre de son fils (ce devrait être quelque chose de naturel, mais dieu sait qu’il est parfois pour un parent d’écouter son enfant, dans cette société).

      Je te souhaite bon courage dans cette belle entreprise. : )

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  26. Bonjours ensoleillés autant à l’auteur que celles et ceux ayant commenté. Très beau rendez-vous pour le coeur, pour l’esprit voire pour l’âme que celui de lire, du moins en partie, ce que vous écrivez et décrivez. Si je vous racontais que c’est en prison puis au pénitenciers (ceux-ci au pluriel) que j’ai eu rendez-vous avec ma conscience et celle des «autres» du milieu il y a de cela moult lunes et soleils? Oui, la prison pour devenir conscient que j’avais….aussi….mené une vie de «fou». Des millions de dollars de chiffre d’affaires j’ai brassés, nous avons brassés un ex-associé et moi et ce avec la très belle complicité d’une équipe d’employés.es en or J’ai tout perdu aux mains de cet ex-associé.dont le nom de l’entreprise existe et fonctionne encore. Essentiel de confier que je porte ma part de responsabilités dans cette malodorante affaire. Je change de sujet. La résilience….ou l’art, dans mon cas, de prendre le contrôle de sa vie. Avec énormément d’aides, j’y ai, jusqu’à ce jour, réussi. Encore qu’il m’arrive être distrait avec ce contrôle de ma vie. J’ai des choses à corriger et présume fortement qu’il en sera ainsi jusqu’à mon dernier souffle. Résiilience dans mon coeur et mon esprit me rappelle monsieur Boris Cyrulnik, un maître à mes yeux. Je conclue ici…par crainte d’abuser. Gaston Bourdages – «Pousseux de crayon sur la page blanche» Pour certaines gens: écrivain. Je suis dans la dernière étape de peaufinement d’un manuscrit sur la conscience….en santé ou bien malade ? Je pose la question.

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  27. Merci… j’en ai les larmes aux yeux et la boule au ventre… Tous ces commentaires, ces partages… ca me donne du courage pour faire ce premier pas vers cette transition, cette résilience et surtout de beaux mots pour me convaincre et l’exprimer à mon entourage. Merci.

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  28. Merci de votre article ! il est urgent de ralentir, de permettre à chacun d’être, simplement ! j’ai la chance d’accompagner ce beau documentaire qui vise à explorer d’autres possibles et permettre aux adolescents d’être plus en harmonie avec eux-mêmes, avec les autres, avec la terre : http://www.green-teens.org/ Ouvrons de nouvelles voies !

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  29. j’adore ton texte
    trop contente de vivre ce début de prise de conscience du 21 siècle…
    vive la vie et à chacun d’en faire ce qu’il veut
    une fainéante heureuse et fier de l’etre 😉

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  30. Bonjour, dans une vie passée nous avons du être en contact ^^
    Je partage totalement ces points de vue, 28 ans également, en suractivité permanente pendant des années, au summum du surendettement, du par-etre et des activités incessantes qui ne riment à rien….il a fallu que je fasse des rencontres qui m’ont ouvert les yeux ou plutôt réouvert les yeux. Et dire qu’en apparence, j’avais la vie de reve que tous les consommateurs rêveraient d’obtenir….jusqu’au jour où je n’avais plus rien à consommer car j’avais tout et j’avais tout mis en oeuvre pour l’obtenir….
    Je me revois annoncer à mon entourage que j’arrêtais tout et le malaise que cela engendrai…..les conditions de vie à l’avenir totalement chamboulé….
    Mais qu’est ce que le confort, une voiture de sport garé dans une énorme villa dans une grande ville ou une cabane à 2 euros la nuit au bord de l’océan indien ?

    Il m’a fallu 2/3 ans pour changer d’état d’esprit, retrouver un sommeil adéquat, des mois de méditation et surtout une rééducation pour apprendre à regarder, écouter, repenser….

    J’avoue être triste car 95% de mon entourage prends le chemin inverse, je m’inquiète pour eux, j’ai déjà bien creuser dans cette direction et il n’y a pas grand chose….Helas ce n’est pas à moi de les aider et qui suis je pour les conseiller….

    J’aimerai compléter ce bel article en ajoutant que l’une des plus grande richesse est la liberté ( de bouger ou de penser ). Pour elle je suis prêt ( madame aussi ) a de grand sacrifice, j’ai du me remettre en activité après un bon gros break 5 à 10H par semaine grand maximum, le temps d’envisager puis de mieux préparer encore un nouveau départ.

    Bien sur, j’aimerai donner mon avis argumenté sur de nombreux débats mais je préfère croitre calmement en augmentant mon savoir, mes connaissances tout en gardant mon libre arbitre et un désintérêt pour tout ce qui peut être corrompu.
    Je commence à comprendre à quel point le temps est important, précieux, essentiel…..je souffre de le voir passer, de voir partir des proches…..mais je savoure chaque instant meme le plus banal.

    Vraiment cette société de consommation aura fait voler en éclat mes certitudes, mon insouciance de jeune homme et je prie et crois fermement qu’en m’éloignant d’elle je vais retrouver cette quiétude et cette joie intérieur qui me caractérise. Les petits effort et sacrifices a effectuer sont à ma portée 🙂

    Je vous remercie profondément pour cet article, pour répondre à la dernière question, je suis un rêveur utopiste, efficace et pragmatique lorsque cela est nécessaire.

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  31. Article passionnant et qui me déculpabilise un peu d’être dans cette même phase…
    Difficile de se débarrasser de cette culpabilité de prendre du temps pour soi dans notre société actuelle, et même de donner de son temps aux autres ! C’est toujours salvateur de tomber sur quelqu’un qui comprend et qui ne juge pas.
    Merci ! 😉

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    1. Le jugement est un sacré poison, et s’il vient parfois de l’extérieur, il vient aussi beaucoup de nous-même (en tout cas c’est le cas pour moi). Moins je me juge, moins le jugement des autres m’affecte, moins je me sens coupable et plus je suis libre d’être ce que je suis. 🙂

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  32. Le revenu de base inconditionnel. Un changement de système. Et si on lançait une révolution?
    On a l’air d’être assez nombreux à croire en la possibilité d’un changement des règles du jeu 🙂
    Bonne route à toi Grégor!

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  33. Merci pour votre article qui me fait beaucoup de bien. Je traverse actuellement à mon travail des pressions car je travaille dans le plaisir et hors stress, ayant perçu l’inutilité d’une surexcitation et un goût du drame. Ces facteurs activent un chalenge et une compétitivité dans laquelle je ne rentre pas. Si je fais les même heures de travail que mes collègues cela ne se voit pas. Je donne l’impression de ne rien faire. C’est curieux mais réel. Comme si j’étais dans un hors temps. Je me sens injustement accusée et je me ressens prisonnière d’un fonctionnement dans lequel je ne rentre plus. Paradoxalement cela soulève des peurs chez moi, car on me renvoie à une incompétence (irréelle) et bien que je sache que je suis compétente je suis en train de perdre pied. Votre article est un baume à mon coeur. Car oui, ce que je ressens, celle folie de surenchère et d’être compétitif au delà de l’entendement, est en train de me faire plonger dans une dépression. Merci à vous.

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    1. Merci pour votre partage Isabelle. Je ressens la difficulté d’exister dont vous nous faites part, dans un milieu professionnel hostile à toute réalité hors compétition. Vous êtes compétente et vous le savez. Dès lors, ne pouvez-vous pas envisager de trouver une entreprise plus humaine, qui vous corresponde ? Je ne peux imaginer le défi que cela représenterai pour vous, mais le prix n’est-il pas de toute façon moins cher à payer que celui de rester prisonnière d’un travail qui vous détruit ?

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      1. merci Grégor, je suis en train de me poser la question. Et je fais un bilan de compétence lundi. Il est vrai que là humainement je me sens vraiment déshumanisée. Quel dommage finalement. Mais un deuil sur les espoirs et la carrière effectuée est nécessaire et pas facile. Et ce que j’ai mis en place finalement n’est pas perdue pour autant. Merci encore de votre beau témoignage et article.

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  34. Grégor, j’ai aimé ton texte. La valeur du travail dans notre société… Il faut tout donner, donner sa vie, donner ses émotions, donner sa santé pour les rêves d’un autre.
    Mais dans mon esprit tordu, je pense qu’il est très intéressant pour une société d’avoir des « fous du travail ». Travailler empêche de réfléchir et donc, crée de la stabilité. C’est ce que tout Etat recherche… la stabilité. On ne veut plus de guerre, on ne veut plus de malaise, on veut vivre confortable et donc, on véhicule « naturellement » ces valeurs.

    Quand tu ne fais rien, tu te poses des questions… Ce n’est pas pour rien que « Mein Kampf » a été écrit (dicté) en prison. Ce n’est pas pour rien que Nietzsche s’était isolé. Ce n’est pas pour rien que la plupart des philosophes sont des « fainéants ». Imagine un instant une société avec des Hitler, des Marx, des Nietzsche ou autres « allumés ». C’est juste impossible…

    Je suis volontairement incisif dans mes propos, ne les prends pas mal. Je me considère aussi comme un « gros branleur » et j’adore « perdre » du temps, ça me permet de me reconnecter avec moi-même 8).

    Merci pour ton texte ! A bientôt !!

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    1. J’avoue que faire venir Hitler dans la discussion sur le non-faire est assez culotté. Car il en a « fait » des choses, le bougre. Quand au fait de « se retrouver », je ne suis pas sûr que la prison soit le meilleur endroit pour faire sortir ce qu’il y a de plus beau chez un homme (encore que l’histoire littéraire est bourrée de contre-exemples, il me semble). Et puis réduire le contenu de Mein Kampf au fait qu’Hitler a eu le temps de l’écrire, je trouve ça un peu fort. Il y a surtout toute l’histoire de ce personnage en amont, qui l’amène à une pareille laideur intérieure.

      D’ailleurs ça m’interroge : as-tu peur de ce qui pourrait/peut sortir de ton esprit lorsque tu le laisses respirer ? Est-ce pour ça que tu as pris cet exemple ? Une crainte de voir ta part de folie/noirceur s’exprimer ?

      Dans mon expérience, on peut faire deux choses avec les émotions/pensées malsaines que nous avons en nous : les laisser s’exprimer au grand jour pour mieux les laisser se dissoudre/se confronter au réel, ou les planquer sous le tapis. Dans le premier cas, la chose est visible pour la personne et pour son entourage, qui ont la liberté ensuite de la comprendre et pourquoi pas de s’en débarrasser si cela apparait comme malsain. Dans le cas où l’on planque notre noirceur sous un flot discontinu d’action, de divertissement et de déni, cette part ne disparaît pas; elle va non seulement agir au niveau de l’inconscient puis des actes, et elle ne sera pas visible au grand jour pour celui qui la porte ni ceux qui en subissent les conséquences.
      Donc, oui, je préfère que les gens apprennent à faire des pauses et à laisser monter leur part d’ombre pour mieux la vivre et la questionner.

      Cette logique de « tous au travail, tous endormis, tous dociles et société stable », qui est le rêve de tous ceux qui s’engraissent grâce au système, où vois-tu/crois-tu qu’elle nous a menée ? Le monde te semble-t-il stable et confortable aujourd’hui ? La guerre est partout (et à nos portes, bientôt), l’injustice sociale n’a jamais été aussi dégueulasse, et nos libertés se font rogner de jour en jour. Donc je vois la logique dont tu parles, mais à mon sens on a des exemples partout autour de nous pour en constater la nocivité en plus de son inutilité. Penses-tu qu’en desserrant l’étau de la société sur l’humain, nous irons droit au chaos ? Je pense que c’est une possibilité (c’est normal, quand on fait pression sur la population pendant des décennies, on obtient un retour de pression dès qu’on lâche), mais qu’elle serait très temporaire. D’autant plus temporaire qu’on n’essaiera pas de contenir cette explosion, mais plutôt de l’accompagner en conscience. C’est d’ailleurs ce qui est en train d’arriver avec la Transition.

      Je ne me considère plus comme un « gros branleur » justement. Et je n’estime plus que le temps que je passe à ne rien faire est du temps « perdu ». C’est ce qui fait à mon sens toute la différence dans la qualité et la constructivité de ce temps d’inaction : la perception qu’on en a.

      Merci d’avoir titillé ma réflexion. : )

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      1. Chacune des questions que tu poses mériterait un débat en soi :), à commencer même par la définition de « laideur ». Napoleon Hill, dans son livre « Think and grow rich » parlait de « transmutation », ou comment « canaliser » son énergie (sexuelle dans son exemple) pour pousser les gens à faire des choses « bonnes ». Peut-être que ce serait une troisième manière d’utiliser ces « émotions malsaines » ?

        Concernant la stabilité, je pense que les pays développés font un très bon travail. Les USA en tête de course sont d’une stabilité remarquable, ils ont réussi à instaurer un « totalitarisme capitaliste » qui fait peur. Les guerres ont toujours existé, on est peut-être trop jeune pour s’en rappeler, tu penses pas ?
        Pendant la crise des missiles de Cuba nous avons frôlé la destruction de la planète, je pense aussi au fameux « CheckPoint Charlie » berlinois, où nous étions à deux doigt de la troisième guerre mondiale. Les injustices sociales, elles reviennent dans la littérature depuis plusieurs siècles (cf Das Kapital). Mais on n’a jamais été autant sur terre, on était « seulement » 2.5 Milliard en 1950. En 3 générations, on a créé des problèmes que l’on avait pas vu venir. Je pense aussi que nos chefs d’état ne sont plus des Churchill, des Lincoln, mais qu’ils défendent simplement leur propre intérêt et non ceux leur concitoyens.

        Aujourd’hui, je réfléchis. Je réfléchis à ce qu’on pourrait faire pour améliorer la vie des gens. Ces gens à qui l’on dit qu’il faut « travailler » pour gagner un salaire minimum, ces gens à qui l’on dit « qu’ils peuvent s’estimer heureux d’avoir un travail, certains n’ont pas cette chance » et qui n’osent pas bouger le moindre petit doigt.

        Aujourd’hui, je réfléchis. Mais je n’ai malheureusement pas de solution globale.

        Je pars dans tous les sens, j’en suis conscient, j’ai mon cerveau qui saute comme un vieux tourne-disque foutu :).

        Je retourne vaquer à mes occupations,

        merci pour ta réponse et à bientôt !

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      2. Bonjour Polo,

        Je pense que tu  » frôle  » la bonne réponse à tout les problèmes sociétaux que nous connaissons, 1950, 2.5 milliard sur terre .. aujourd’hui 7.5 milliard pour la même planète .. et demain 8.5, 10.5 ? et les pays, dis  » sous développé  » qui se développe (et tant mieux pour eux) nous avons atteint la surpopulation mondial et nous ne pouvons pas continuer éternellement, il en résulte ce que nous constatons, crise écologique, crise économique, crise identitaire .. etc .. Les  » puissants  » de ce monde doivent commencer à poser le dossier sur la table pour la limitation des naissances dans tout les pays du monde, nous sommes tous concernés, quelques soit la culture, la religion, les traditions. Quand le  » dossier serras posés  » sur la table cela va prendre encore 15 à 20 ans à être compris, assimilé, accepté … il est temps, pour tous le monde, d’en prendre conscience !

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  35. Voilà ! Est-ce que le temps pour se remettre est proportionnel au temps durant lequel on a subit et bien voulu s’inscrire dans cette logique de suractivité incessante …
    Maintenant je suis moi . Je prends le temps, le temps de rien, le temps d’être au bord de la riviere, dans la forêt, le temps d’apprendre, de contempler, de penser, de rencontrer des gens, à commencer par mes voisins, et puis je fait, bien plus, en l’investissant pour des associations. Ou le temps passé à faire n’est pas argent . Mon canapé est bien moins utilisé que lorsque que rentrai harassée. Maintenant je fais, je crée … J’aide, je protège
    Et je suis !

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