Je suis multiple.

Qui ai-je été ces six derniers mois ? Qui suis-je aujourd’hui ?

Je suis payculteur.

J’ai achevé ma formation de payculteur chez Fermes d’Avenir le 10 février dernier. Finalement, les 12 semaines de formation (étalées sur 5 mois) auront été si intenses que je me suis senti parfois comme un entonnoir par lequel se seraient engouffrés des hectolitres de savoir (c’est dégueulasse !). J’ai frisé la saturation, mais je suis toujours là, riche de tout ce que cela m’a apporté en connaissances du monde agricole, de la permaculture, et en rencontres de tous bords. Je ne suis pas plus agriculteur professionnel que je ne l’étais avant la formation, mais j’ai enfin des bases solides d’appréhension de ce monde encore nouveau pour moi.

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Premièrement cela m’a permis d’initier le projet vivrier de forêt comestible de TERA (dont j’ai raconté les premières étapes ici et ici, chez les amis de Permaculture Design).

Deuxièmement, dans mon expérience, ce qui est appris n’est jamais perdu, et saura toujours se manifester au moment le plus opportun. Peu importe que je devienne cultivateur, formateur en permaculture, ou que j’enchaîne sur 10 ans de jonglage dans une troupe de cirque, cette expérience aura forcément un impact sur le reste de mon existence.

De la même manière que mes animations professionnelles auprès de grandes entreprises depuis des années m’ont nourri dans l’animation de parties du jeu du Tao (voir ci-dessous) ; de la même manière que les conseils reçus dans mon adolescence commencent à prendre sens ; de la même manière que des choix qui semblaient anodins il y a 20 ans déploient toutes leurs répercussions en ce moment, je laisse à la vie le loisir de me surprendre.

Ces six mois de formation se diffusent en moi aujourd’hui comme des graines au vent. C’est une bonne image pour celui qui vient à la Terre, et qui lâche prise sur son désir de contrôle.

Je suis permaculteur.

Au-delà des détails techniques de la forêt comestible de TERA, que vous pourrez retrouver dans les articles déjà parus (et à venir) que je publie sur Permaculture Design, cette expérience me (re ?)met de plain-pied dans la pratique de la permaculture.

Le moins que je peux dire, c’est que je me sens aussi humble aujourd’hui que l’an dernier face à l’ampleur de la tâche. Aussi humble, si ce n’est plus, maintenant que j’ai le CCP en poche et que les imbrications de la permaculture m’apparaissent dans un degré de complexité encore supérieur.

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La forêt comestible pousse.

D’un côté c’est très bien, parce que j’ai toute la vie pour la pratiquer maintenant.

De l’autre, je me suis posé la question de savoir si ça avait du sens de déployer ça à TERA, alors qu’au final, rien ne dit que dans quelque temps je ne volerai pas vers d’autres horizons. Je plante des arbres, pas des laitues qui seront récoltées dans quelques mois. Les fruits (littéralement) de ce travail n’apparaîtront que dans plusieurs années.

J’ai trouvé ma paix avec ça. Premièrement parce que planter des arbres nourrit mon âme, et peu importe ce qui me reviendra ou ne me reviendra pas de façon matérielle. Deuxièmement, parce que cette expérience est une formidable formation libre de botanique et de permaculture, dont je choisis les heures, le contenu des cours, et même les camarades de classe. Troisièmement parce que c’est ma petite pierre pour nourrir l’Humanité au-delà de moi, pour prendre soin du vivant au-delà de moi.

Au niveau du design permaculturel global de la ferme de Lartel, Chaabi, qui prend maintenant la pleine charge du maraîchage, a plus de bouteille que moi, et sait où il va. Je discute peu ses orientations en ce moment (ça lui fait des vacances, je pense). Je mesure plus que jamais la grandeur de la tâche, et j’ai beaucoup limité mes ambitions de design pour le moment. J’essaie simplement de questionner mes décisions et celles de l’association sur l’aménagement du terrain, pour ne pas le regretter plus tard et laisser ouvert au maximum le champ des possibles.

Paradoxalement, je me sens de plus en plus permaculteur dans l’âme. J’ai simplement besoin de redimensionner ma zone de travail, compte tenu de mon expérience et de mon besoin « que les choses soient bien faites ». Aller lentement, faire petit, soigneusement, avec douceur, et avec joie, à mon rythme, dans un espace délimité et souverain. Pas évident dans le bouillonnement de TERA, mais c’est ma responsabilité de rester centré sur cet axe authentique pour moi.

Je suis animateur du jeu du Tao.

En trois mots pour ceux qui ne connaissent pas : le jeu du Tao est un jeu coopératif dont le but est d’aider les autres joueurs à réaliser la quête (personnelle ou collective) qu’ils auront choisie au début de la partie. C’est un outil absolument magique, qu’il soit utilisé pour un cheminement personnel, ou pour une problématique émergeant dans un contexte collectif (associatif, entreprenarial, et même politique).

Je joue au jeu du Tao depuis que je suis à TERA. J’anime des parties depuis septembre 2016, après une première formation par Patrice Levallois, grand amateur de chaos et co-créateur de ce bel outil (et des Minikeums… si, si).

 

Chat échaudé craint l’eau froide. Suite à une partie trop dure à gérer en décembre (qui au final m’a permis de connaître mes limites), je n’ai pas animé une seule partie jusqu’à fin mai. Malgré ça, j’ai continué à jouer de temps en temps, notamment à TERA fin janvier où nous avons utilisé le jeu pour faire (ré)émerger une vision collective.

Et puis la vie a envoyé des signaux que j’ai choisis d’écouter. Avec Olivier (de TERA), nous sommes allés animer des parties il y a quelques jours à peine, dans deux lieux : le Hameau des Âges, en Corrèze, et Habite ta Terre (dont j’ai déjà abondamment parlé ailleurs). Angoissé à mort, j’ai brisé le mur de peur qui s’était dressé entre moi et l’animation. À coups de tête. Et j’ai bien fait. Passées les sueurs froides des premières minutes, ma présence est revenue, ma concentration, mon écoute. J’ai pu me rendre pleinement disponible pour les belles personnes que j’avais en face de moi, et goûter à nouveau à cette qualité de communication qui fait vibrer mon âme lors des parties.

J’ai l’intuition que l’animation du jeu du Tao et bientôt d’autres outils d’intelligence collective, auprès des individus et des associations, est logiquement en train de devenir l’un des piliers de ma résilience. Aider les autres, c’est s’aider soi-même (et vice versa).

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Le plateau de jeu (crédit photo : Inimaginable Tao)

Je suis au RSA.

Voilà. Ça répond à la question des gens qui se demandaient « mais de quoi il vit celui-là ? ». Depuis un mois, du RSA (et de quelques piges de boulot rémunéré, qui transforment et abaissent le RSA en prime d’activité quand ça arrive). Avant, de mes économies.

Mes économies sont à bout, j’ai donc fait valoir mes droits et obtenu le RSA (que j’aurais pu avoir bien plus tôt). Ça me confronte à la peur de l’indigence matérielle, qui n’est qu’une illusion de plus parmi toutes les peurs encore enfilées comme des perles noires autour de mon cou.

C’est très bien comme ça. C’est un moment de transition, pas une vocation. J’ai des activités économiques dans les cartons qui émergeront en temps voulu (parce que les activités non rémunérées, ce n’est pas ça qui me manque en ce moment).

Et puis, pour une fois, je peux sincèrement remercier l’État français pour quelque chose, et ça, eh, c’est trop rare pour ne pas en profiter.

Mais comme l’état, c’est vous (et c’est moi aussi, puisque j’ai cotisé et que je cotiserai encore), du coup, merci, vous (et moi). Ça nous relie. C’est beau.

 Je suis en relation avec autrui

En janvier, j’ai fait l’expérience du cercle restauratif, qui est un outil que je souhaite bientôt manier en tant que facilitateur. Un cercle restauratif a pour but (comme son nom l’indique) de restaurer une relation entre deux personnes (plus de détails ici).

Ce cercle, que j’ai initié avec Fred (cofondateur de TERA), fut un spectacle de ce que l’humain peut avoir de plus absurde, et de plus beau. Il m’a encore un peu plus renforcé dans l’idée que 80% de tous nos conflits et de nos souffrances relationnelles sont dus à de purs malentendus. Les 20% de besoins contradictoires réels sont nettement plus gérables une fois que la lumière est faite sur ces 80% de néant qui semble occuper presque tout notre champ de conscience relationnelle.

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Les malentendus nous emmènent trop loin.

Lors du cercle restauratif, nous passons le plus clair de notre temps à reformuler ce que dit l’autre, pour amener la compréhension mutuelle.

Je ne vais pas étaler ici tout ce qui s’est passé dans ce cercle, mais voici un exemple de folie interprétative (en l’occurrence, la mienne) très humaine et quelque part très drôle en plus d’être tragique. Fred venait d’achever un moment d’expression dans lequel il avait dit (entre autres) :

FRED : […] Les tâches vitales du projet TERA, on doit les porter. Si à un moment quelqu’un est trop fatigué pour porter sa part, il sera remplacé, c’est pas grave, c’est la vie. […]

JULES (le facilitateur) : Grégor, peux-tu nous dire ce que tu as entendu ?

GREGOR : […] Et j’ai entendu que pour toi, il faut porter ces tâches. Si à un moment quelqu’un est trop fatigué pour porter sa part, il sera remplacé, c’est pas grave, c’est la vie. […]

JULES (se tourne vers Fred) : Fred, c’est bien ça que tu as voulu dire ?

FRED : oui, tout à fait.

* On s’apprête à passer à la suite, quand Chaabi, invité au cercle, intervient *

CHAABI (en fronçant les sourcils) : Attendez attendez… j’ai un doute là. Grégor, est-ce que tu peux reformuler avec d’autres mots ce que tu as entendu à propos du fait de devoir porter les tâches et d’être remplacé ?

GREGOR : Ben j’ai entendu « marche ou crève ». Si je suis trop épuisé par les tâches que m’impose le projet, tant pis, je serai remplacé par du sang neuf, c’est la vie, et moi je peux quitter le projet, aller crever dans le fossé, c’est OK.

* Autour du cercle, Chaabi prend son petit air entendu de « Je m’en doutais », et Fred a des yeux ronds comme des soucoupes. *

FRED (sidéré) : Hein ?! Ah mais non !!! Moi j’ai dit que si quelqu’un est fatigué, on va l’aider, on va le soulager de son fardeau pour qu’il puisse se sentir mieux !!

Voilà une belle illustration dans les relations humaines, du vent que l’on prend pour un mur. C’est aussi l’illustration que les mots ne suffisent parfois pas à apporter la clarté. J’ai utilisé les mêmes mots que Fred dans ma première reformulation, mais le sens de ma phrase était l’inverse de sa propre intention.

L’avantage d’être à TERA dans ma vie aujourd’hui, c’est aussi d’expérimenter avec tous les outils qui nous permettent de passer outre les interprétations abusives, de passer outre les procès d’intention et les suppositions. Ça demande du temps et de l’énergie, mais c’est extrêmement précieux. Concrètement, sans ce cercle restauratif, je pense que j’aurais pris la décision de quitter le projet il y a quelques mois, et avec de la rancœur. Les répercussions sont majeures.

À côté de cet épisode, l’hiver et le printemps ont été riches au niveau relationnel.

Premièrement parce que nous nous sommes retrouvés enfermés entre permanents de TERA à plusieurs reprises au cours de l’hiver, pour définir une vision commune. Via le jeu du tao, la sociocratie, la permaculture humaine, le mandala holistique, etc.

Ce fut dense, parfois au-delà de ce que je pouvais absorber, mais ce fut riche.

Submergé par le boulot de la plantation de la forêt comestible, j’ai commencé à transcender mon incapacité à déléguer (merci Jonathan) et à lâcher prise sur ce qui se passe dans un projet qui me tient à cœur quand je n’y suis pas.

J’ai soigné certaines relations à TERA, et cela m’a fait du bien.

Des amis sont venus me rendre visite, de la famille aussi. C’était chouette.

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Mon pote Guillaume le conquérant, et sa bêche.

Ma relation avec Lisa poursuit sa route, en conscience. Entre deux tempêtes de schémas relationnels, quelques lagons turquoise de présence et d’amour nous rappellent ce que nous sommes vraiment. Créer un « nous » (1+1=3) au milieu de nos tumultes intérieurs et du tumulte extérieur de TERA n’est pas chose facile. C’est en revanche un formidable terrain d’évolution.

Ailleurs, les contacts avec le « non-TERA » ont été limités de janvier à fin mai, trop limités à mon goût. C’est avec une joie profonde que je suis passé ces dernières semaines en Corrèze (Hameau des Âges), en Dordogne (Habite ta Terre), et même sur Paris, où je passe quelques jours pour un boulot et revoir ma famille. L’oxygène que m’apporte le mouvement me dit quelque chose. Derrière toutes mes croyances sur mon besoin de stabilité et de sécurité matérielles, j’ai aujourd’hui besoin de circuler, de connecter les idées et les personnes. D’amener des outils appris quelque part à un autre endroit, où j’apprendrai d’autres choses, que je pourrai apporter à nouveau dans d’autres lieux. Au fil de ma transition, je commence à connaître pas mal de gens sur l’axe Paris/Sud-Ouest. Chaque aller et chaque retour à moto me donne maintenant l’occasion de faire le lombric entre plusieurs écolieux et collectifs, entre des personnes qui ont les mêmes buts mais qui n’y vont pas de la même manière, voire entre des mondes complètement différents. Connecter ces univers, relier ce qui semble dissemblable, faire ce travail d’échange d’un milieu à autre, voilà qui me rend profondément vivant. 

Je suis en relation avec mon homme crapaud-singe intérieur.

La résilience est un processus. Avec des percées qui font du bien. Et des chutes qui font mal. Durant ces derniers mois, j’ai chu. Je me suis relevé. Je me suis re-cassé la gueule. Je me suis relevé. Et ainsi de suite. Dix fois par jour. Tous les jours.

Certains jours ça va. Certains jours, j’en chie vraiment à l’intérieur. C’est le chemin que j’arpente aujourd’hui.

Et puis… il y a une conscience, une présence qui commence à s’installer. Quelque chose qui, quand tout est noir, se fout gentiment de ma tronche. Kenny, mon colocataire cosmique, a quitté TERA et est parti dans un voyage autour du monde. À vélo, sans argent, et sans chambre à air (sérieusement).

Il est parti, mais il m’a laissé le souvenir impérissable de ces moments où il me voyait au fond du trou, sur le canapé du salon, et où il se foutait de moi. Sans pitié, sans méchanceté, sans dénigrement, mais avec l’humour le plus clair, le plus enfantin, le plus limpide et le plus acéré qui soit. Son tranchant fendait le voile d’illusion noir qui flottait entre moi et ma joie naturelle et il était alors impossible de ne pas rire.

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Peut-on réellement rester sérieux face à cet homme ?

Aujourd’hui, quand ça ne va pas, je vois sa tronche de cake apparaître devant moi et exploser d’un rire d’homme crapaud-singe. Et tout va mieux. Petit à petit, je m’approprie cette capacité à rire de moi avec bienveillance, à remettre à sa juste place toute la souffrance que je porte sur mes épaules. Cette responsabilité que j’ai d’incarner la joie au quotidien. Cette décision qui me revient de choisir entre la peur et l’amour, entre l’angoisse et le rire, à chaque instant.

J’ai failli mettre en titre de paragraphe « je suis encore effrayé » ou « je suis encore angoissé ». Mais je commence à avoir un peu trop conscience que je ne suis pas mes émotions pour le formuler de la sorte.

La méditation m’accompagne désormais une, deux, ou trois fois par semaine. C’est simple, et difficile. Mais lors des situations de crise, compter mes respirations peut suffire à faire disparaître la majeure partie de la souffrance en quelques minutes. Je ne peux plus ignorer ça. Je ne peux plus bien longtemps m’abîmer dans la croyance que je suis perdu dans un océan de malheur et que cet océan est très réel. Ce n’est plus tout à fait possible.

Je suis vivant.

En mars, une de mes cousines est morte d’une méningite foudroyante. C’était une jeune femme, rayonnante de joie. Elle avait 22 ans.

Au-delà du drame abominable et injuste, de la douleur de la famille, de ma tristesse, de notre impuissance à y changer quoi que ce soit,  cette tragédie m’a profondément interpellé.

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Je suis vivant.

Il ne s’agit pas de me jeter des briques au visage dans le genre « de quoi te plains-tu avec tes difficultés, tu es vivant ». Ce serait une comparaison totalement stérile (comme toutes les comparaisons avec autrui).

En revanche, ce que cela me rappelle, c’est que la vie est pleine de possibilités en même temps qu’elle est fragile. Qu’on ne peut pas « perdre son temps » à faire ou être des choses qui nous sont agréables. Mais qu’on peut gaspiller son énergie et son temps à vivre pour autre chose que ce que nous sommes, à poursuivre des objectifs qui nous semblent importants mais dont la quête ne nous apporte aucun bonheur.

Je ne serai jamais totalement en contrôle du temps qui m’est imparti sur cette Terre. En revanche, à chaque instant, je peux prendre la décision de vivre ma vie pleinement, sans me soucier des jugements (des miens ou ceux d’autrui), sans me laisser contrôler par la peur des risques matériels et relationnels, par le désir de statut social ou d’argent, par mes exigences ou celles des autres ; sans laisser autre chose que ma présence et ma joie dicter ma conduite.

Je mentirais si je disais que j’y arrive quotidiennement aujourd’hui. Mais ce drame familial m’a remis les yeux en face des trous. La seule chose importante dans la vie, c’est d’être authentique et donc heureux. Le reste, c’est du bruit.

Qui suis-je, quand je ne fais rien ?

Cette question, que j’ai posée au lecteur dans mon article le plus lu sur ce blog, me fait encore peur autant qu’elle me passionne. Peur du vide, peur de la disparition, peur du jugement d’autrui. Conscient que les peurs nous prédisent l’inverse de ce qui va se passer (si on s’autorise à leur désobéir), je les traverse, petit à petit. Je recommence à goûter de petites plages de repos du mental, à contacter la présence que je suis.

 

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Avant de travailler à la forêt-jardin, dix minutes de méditation (photo : ©Guillaume Chevalier)

Dans les commentaires de l’article en question, quelqu’un avait écrit qu’il avait passé les 18 derniers mois de sa vie à regarder les feuilles tomber. C’était sans doute une image un peu exagérée, mais je ressens toute sa puissance et sa nécessité (dans une certaine mesure) dans ma vie aujourd’hui.

Qui suis-je, quand je ne fais rien ? Je ne peux pas encore répondre à cette question de façon claire.

Par contre, comment vais-je quand je ne fais rien ? Comment est-ce que je me sens quand je mets mon esprit au repos ? Que j’arrête de vouloir contrôler la réalité pour obtenir de la sécurité ou combler ce que je crois être mes besoins ? Que j’arrête de réfléchir à ce que je vais devoir faire, mais que je suis en contact avec ce que je suis ? Comment vais-je quand j’écoute ce qui est, là, dans l’instant présent ?

Beaucoup mieux.

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1 réflexion sur « Je suis multiple. »

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